Polyarthrite Rhumatoïde en 100 questions

Les 100 questions

36. Que penser des infiltrations de corticoïdes ?

Dernière mise à jour : 30-05-2006

Les infiltrations (injections de cortisone dans l'articulation) sont souvent critiquées et même parfois redoutées par les patients. Il est vrai que toute infiltration intra-articulaire d'un produit à base de cortisone diffuse dans l'organisme : ainsi, la multiplication abusive des infiltrations pourrait avoir les mêmes conséquences néfastes qu'une prise importante de cortisone par la bouche. Ceci ne doit pas faire oublier que ce type de traitement est très efficace pour lutter contre l'inflammation locale, source de douleurs et de déformations.
L'indication préférentielle de l'infiltration est la persistance de l'inflammation d'une ou de quelques articulations. Il paraît en effet plus judicieux (plus efficace et moins risqué) d'administrer l'anti-inflammatoire par voie locale plutôt que par voie générale. Les produits habituellement utilisés sont résumés dans l'Annexe 14.
Le problème est de savoir combien d'articulations peuvent être infiltrées en une seule séance, combien d'infiltrations peuvent être effectuées par an (sans risque important) et quel délai minimum faut-il respecter entre deux infiltrations. En fait, il n'y a pas de règle précise : il est habituel de ne pas dépasser trois à quatre infiltrations par articulation et par an. Pour augmenter et prolonger l'efficacité de l'infiltration, il est fortement recommandé de mettre l'articulation infiltrée au repos pendant 48 heures.

Notre conseil

Il est important que chaque injection intra-articulaire soit notée dans le carnet de surveillance car l'oubli des dates, du type de cortisone utilisé, de la dose, de l'articulation traitée et de l'efficacité du traitement posent un problème pratique dans le calcul des doses cumulées de cortisone.
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