Polyarthrite Rhumatoïde en 100 questions

Les 100 questions

74. Que faire lorsque l'on ne parvient plus à poursuivre son activité professionnelle ?

Dernière mise à jour : 30-05-2006

Si votre travail devient trop pénible, le médecin peut vous prescrire un arrêt de travail (même prolongé), ce qui vous permet de ne pas prendre de décision à la hâte quant à votre avenir professionnel. En effet, la situation peut évoluer de plusieurs façons :
• Soit ce n'était qu'un mauvais passage et le traitement a permis de vaincre la poussée : vous pouvez reprendre votre travail normalement.
• Soit vous allez mieux, mais vous ne vous sentez pas capable de reprendre votre travail au même rythme qu'avant. Votre médecin peut vous proposer de reprendre votre travail en mi-temps thérapeutique. Pour obtenir un mi-temps thérapeutique, il faut l'accord du médecin conseil et de l'employeur. Le mi-temps thérapeutique est une solution transitoire envisagée après un arrêt de travail de 3 mois au moins et dans l'attente d'une reprise d'activité à temps plein. Si cette situation s'éternise (plus de six mois environ), une mise en invalidité de première catégorie doit alors être envisagée.
• Soit vous ne vous sentez décidément pas capable de reprendre le travail. Votre médecin poursuivra votre arrêt de travail et on aboutira dans un délai variable (ne dépassant pas trois ans) à une demande d'invalidité auprès de la Sécurité Sociale. Il existe trois catégories d'invalidité. La reconnaissance d'une invalidité de première catégorie vous assure une allocation d'invalidité égale à 30 % de votre salaire de base mensuel (avec un minimum de 228 € par mois et un maximum de 680 € environ par mois) et vous permet de conserver une activité professionnelle à temps partiel. Etre en invalidité de seconde catégorie signifie que vous toucherez 50 % de votre salaire de base mais vous ne pourrez plus travailler. L'invalidité de troisième catégorie est réservée aux patients très handicapés et a priori ne vous concerne pas. Dans ce dernier cas, le patient touche une allocation "handicapé" d'un montant (minimum de 228 € jusqu'à 1140 € environ et a droit à l'aide d'une tierce personne).
Parallèlement, vous pouvez faire une demande à la COTOREP (cf. question 89) pour faire reconnaître votre handicap. Cela peut vous permettre d'obtenir un reclassement professionnel, l'accès à un emploi adapté et même des allocations. Mais les allocations versées par la Sécurité Sociale et celles versées par la COTOREP s'additionnent partiellement.
Si les prestations versées par la Sécurité Sociale dépassent 557 €, vous n'obtiendrez pas l'allocation adulte handicapé attribuée par la COTOREP. Si la Sécurité Sociale vous verse une somme mensuelle inférieure à 557 € par mois, vous pourrez éventuellement percevoir l'allocation adulte handicapé (AAH) qui fera le complément. Dans tous les cas, une déclaration des ressources de votre foyer est nécessaire.
L'arrêt de travail ou l'état de santé ne protègent pas contre le licenciement.

Notre conseil

• Envisagez le plus tôt possible, avec votre médecin, s'il y a compatibilité entre votre activité professionnelle et votre état de santé, pour établir une stratégie réfléchie (on ne fait rien de bon en urgence !).
• N'hésitez pas à consulter un(e) assistant(e) social(e) à l'hôpital ou par le biais de votre mairie. Ses conseils sont gratuits et vous permettront de ne pas vous perdre dans ce labyrinthe administratif. Il ne faut jamais prendre de décisions hâtives sans consulter les personnes compétentes (médecin et assistant(e) social(e)) pour ne pas favoriser un licenciement.
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