Dernière mise à jour : 07-03-2025
L’intérêt des vaccins est de protéger les individus qu’ils soient exempts de maladies ou pas et sous traitement ou pas. Ils sont soit obligatoires et remboursés, soit recommandés et pas forcément remboursés sauf s’ils s’inscrivent dans le cadre de la prise en charge à 100% d’une maladie chronique.
Beaucoup d’études ont montré que les patients avec maladies chroniques, dont des rhumatismes inflammatoires chroniques, étaient peu ou pas vaccinés, du fait de croyances sur le risque de rechute de la maladie induite par le vaccin. Même si de tels évènements existent, ils sont bien plus rares que les complications infectieuses combattues par les vaccins chez des patients dont le système immunitaire peut être affaibli par les traitements de la maladie. Ces infections peuvent mettre leur vie en danger. Il est admis par de nombreuses sociétés savantes médicales (pédiatrie/rhumatologie/médecine interne…) que les patients sous immunomodulateurs/DMARDs devraient tous être vaccinés avec les vaccins obligatoires en respectant les contre-indications (de manière générale, pas de vaccins vivants atténués sous immunomodulateurs, à discuter au cas par cas avec le médecin référent) et protégés par des vaccins recommandés contre la grippe chaque année et les pneumocoques tous les 5 ans.
L’efficacité des vaccins est plus ou moins diminuée selon le niveau d’immunosuppression des patients. Pour la majorité des patients traités par immunomodulateurs, l’efficacité des vaccins reste d’un bon niveau, chez l’enfant comme chez l’adulte.
Le vaccin Zona inactivé, déjà en délivrance aux Etats-Unis et en Allemagne, est disponible depuis la fin de l’année 2023 pour les adultes en France puisqu’il vient d’être accepté par l’EMA (European Medical Agency). En revanche, il n’est pas prévu pour le moment de vaccin inactivé contre la varicelle pour les enfants.
La vaccination chez les patients sous immunomodulateurs/suppresseurs est indispensable pour assurer une protection anti-infectieuse. La seule restriction concerne les vaccins vivants atténués dont l’administration est à éviter pendant la durée du traitement immunomodulateur/immunosuppresseur.