Dernière mise à jour : 07-03-2025
Si l’on considère les manifestations initiales, la majorité des patients se plaint de douleurs de rythme inflammatoire, c’est-à-dire avec réveil nocturne et douleurs matinales plus ou moins prolongées. Il n’y a cependant pas de corrélation nette entre l’importance des douleurs, des remaniements inflammatoires osseux objectifs et le niveau de la réaction inflammatoire biologique (identifiée par des tests sanguins simples comme la mesure de la vitesse de sédimentation ou le dosage de la Protéine C-Réactive ou CRP). Chez certains patients, les douleurs adoptent paradoxalement un rythme mécanique (douleurs aux efforts diminuant nettement au repos), avec, ou plus souvent, sans syndrome inflammatoire biologique sur les analyses sanguines. Cette discordance est malheureusement parfois à l’origine d’un retard au diagnostic. Dans ces cas, c’est l’aspect radiologique des lésions, le signal inflammatoire en IRM, qui remettra le médecin sur la bonne voie.
Au cours de l’évolution, les lésions osseuses peuvent une fois encore se manifester sur un mode mécanique, et là encore l’imagerie en IRM aidera beaucoup le clinicien à comprendre les douleurs ressenties.
Les lésions osseuses sont souvent inflammatoires cliniquement et biologiquement (cf. questions 18,19, 23 & 25) ; mais parfois il n’y a pas du tout d’inflammation clinique ni biologique et c’est l’expression radiologique de la maladie qui permet d’orienter le diagnostic.