Prothèse Articulaire en 100 questions

Les 100 questions

3. Préparation pour l'intervention et l'anesthésie

39. Pourquoi faut-il faire un bilan de santé avant l'intervention ?

Dernière mise à jour : 30-05-2005

En dehors d'un véritable bilan de santé, la préparation est physique, psychologique et matérielle :

- Bilan de santé :
il est initié par l'équipe médicale (chirurgien, anesthésiste, médecins, etc.). Cette préparation, véritable “parcours fléché” du futur opéré, est essentielle et conditionne les résultats de l'opération. L'ensemble de la préparation va durer plusieurs semaines. Tous les examens demandés par le chirurgien et l'anesthésiste avant l'intervention permettent d'éviter de découvrir au dernier moment, ou de voir apparaître dans les suites opératoires, une affection jusque-là méconnue. Tout doit être passé en revue : le cœur, les vaisseaux, les poumons, le sang (il faut vérifier l'absence d'anémie, de trouble de la coagulation, etc.), le bon fonctionnement du rein, du foie, l'absence de maladies évolutives ou transmissibles… Éventuellement, le concours de certains spécialistes sera nécessaire.
Enfin, il est nécessaire de dépister un éventuel foyer infectieux à traiter avant l'intervention. Il faut parfois maigrir car un surpoids complique l'intervention (davantage de risque infectieux, de phlébites, de saignement, etc.), majore les difficultés pour trouver les repères anatomiques afin de bien positionner la prothèse et gêne pour faire la rééducation après l'intervention (sans parler du risque d'usure précoce de la prothèse).

- Préparation psychologique :
Il faut vous sentir “prêt”. Il est préférable de choisir une période de vie “calme” sans trop de soucis, par ailleurs. Il faut également avoir réfléchi, notamment en termes de qualité de vie, afin de mieux savoir ce que la prothèse peut apporter mais également ce qu'il est vain d'attendre.

- Préparation physique :
Pour la prothèse de hanche, genou, cheville, l'idéal est de faire travailler les muscles des bras pour bien utiliser le perroquet (petit triangle, suspendu au-dessus du lit pour se redresser) les premiers jours. Il est également préférable de se familiariser avec les cannes anglaises avant l'opération pour limiter l'appréhension (cf. Question 62). Entrainez-vous à marcher avec vos cannes anglaises.
“ Arrêter de fumer avant de se faire opérer” réduit les risques de complications.
Un rapport d'experts rendu public par l'Office français de prévention du tabagisme, “ s'abstenir quelques semaines avant une opération chirurgicale et entre 3 semaines et 3 mois après, selon les cas, “ fait disparaître le surrisque ”.
Les fumeurs opérés encourent trois fois plus de complications du site opératoire (problèmes de cicatrisation, infections digestives ou des vaisseaux, éventration, ...), deux fois plus de passage en réanimation, un allongement du temps de séjour, une multiplication par huit du risque d'absence de consolidation osseuse ”.

- Préparation matérielle :
Il est nécessaire d'organiser votre hospitalisation, votre absence de la maison, votre retour à la maison ou votre séjour en centre spécialisé… (cf. questions 41 et 42). Nous vous conseillons de vous procurer certains ustensiles très utiles pour le retour à domicile (par exemple : pince de préhension, rehausseur de WC, tapis anti-dérapants placés dans plusieurs endroits pour éviter de glisser, etc.) (voir annexes).

Notre avis

Il faut préparer l'intervention et faire un bilan de santé complet dans le but de diminuer la plupart des complications précoces ou tardives. Cette préparation est le prix de la sécurité.
Si vous vous sentez trop “ stressé(e) ” par l'opération, parlez-en à votre médecin. Quelques séances de relaxation pourront éventuellement vous aider.
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