Syndrome OCMR / Syndrome SAPHO (edition 2025) en 100 questions

Les 100 questions

3. 6. MIEUX COMPRENDRE COMMENT PRENDRE EN CHARGE UN SYNDROME OCMR/SAPHO - Comment surveille-t-on les traitements de l’OCMR/SAPHO ?

68. Quelle surveillance pour les bisphosphonates ?

Dernière mise à jour : 07-03-2025

Chez l’enfant, les perfusions de bisphosphonates sont faites exclusivement en milieu hospitalier alors qu’elles sont parfois faites à domicile chez les adultes.

Les bisphosphonates sont généralement très bien tolérés.

En cas d’administration intra-veineuse intermittente, ils peuvent entraîner un syndrome grippal transitoire, facilement combattu par la prise préventive de paracétamol. La survenue d’une hypocalcémie rarement symptomatique mais parfois profonde, est prévenue par une supplémentation en vitamine D et calcium administrés par la bouche préalablement à la perfusion.

Chez l’adulte, ils ne doivent pas être utilisés chez la femme enceinte ou souhaitant procréer à brève échéance, en raison d’un risque d’interférence avec le développement du squelette du fœtus.

En cas d’insuffisance rénale, une adaptation des doses peut être nécessaire.

Il est généralement recommandé de vérifier l’état de la cavité bucco-­dentaire avant de commencer un traitement par bisphosphonates. En cas de soins dentaires prévisibles à court ou moyen terme, il est important de prévenir le dentiste ou le stomatologue, qui devront dans certains cas différer une éventuelle intervention, en particulier si celle-ci doit intéresser le tissu osseux de soutien de la mâchoire. Le risque encouru serait alors celui d’une nécrose (mortification) osseuse.

Concernant la durée du traitement par bisphosphonates, chez l’enfant on dépasse rarement 2 ans de traitement et en cas de nécessité de poursuivre les perfusions, celles-ci seront administrées à demi-dose sous surveillance ou « à la demande » c’est-à-dire en fonction des symptômes. Chez l’adulte, sauf cas particulier, il est préférable de ne pas dépasser cinq années consécutives de traitement par bisphosphonates, sous peine de voir se développer des phénomènes paradoxaux de fragilisation osseuse (ostéomalacie).

A RETENIR

Les bisphosphonates sont bien tolérés, pourvu qu’il y ait une recharge vitamino-calcique, une prévention des symptômes pseudo-grippaux et un examen dentaire en amont  (cf. tableau question 57).

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