La Polyarthrite Rhumatoïde en 100 questions

Les annexes

18. Évaluation du risque infectieux au cours de la polyarthrite rhumatoïde et recommandations

Dernière mise à jour : 22-10-2018

Les biothérapies et la corticothérapie, du fait de leur puissance et de leur action sur le système immunitaire, font courir un risque infectieux chez les patients traités. L’évaluation de ce risque est difficile car les malades souffrants de polyarthrite rhumatoïde sont eux même immuno déprimés et ils ont un risque accru d’infection du fait du désordre immunitaire induit par la polyarthrite rhumatoïde elle-même.

Ce risque est d’autant plus important chez les patients qui ont d’autres facteurs de risque d’infection Les patients ayant au moins deux autres facteurs de risques (infections antérieures, bronchopneumopathies chronique obstructive, insuffisance rénale, âge>60…) ont un taux de risque d’infections à germes classiques plus élevé (multiplié par 2 environ). Ce risque semble permanent au cours du traitement par biothérapie et corticothérapie.

Afin de diminuer le risque infectieux, la corticothérapie doit être donnée à la posologie la plus faible possible si elle est nécessaire et il est parfois également proposé d’élargir les injections des biothérapies.

Une consultation annuelle chez le dentiste est recommandée du fait du risque infectieux que représentent une mauvaise hygiène buccodentaire et des liens possibles entre polyarthrite rhumatoïde et parodontite.

La vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la polyomyélite doit être à jour mais des rappels plus fréquents (10 ans) sont nécessaires chez les patients sous biothérapies

La vaccination antigrippale est recommandée chaque année sous immunosuppresseurs (méthotrexate, léflunomide) ou biothérapie.

La vaccination contre le pneumocoque est également recommandée chez les patients sous immunosuppresseurs et biothérapies (Prévenar 13 puis pneumovax au moins deux mois après puis rappel à 5 ans par le pneumovax).

La vaccination contre l’hépatite B avant mise sous biothérapie peut vous être proposée par votre rhumatologue avant la prescription d’un traitement biologique. La vaccination contre le zona ne doit pas être réalisé chez les patients sous immuno suppresseurs ou biothérapies par le vaccin actuellement disponible car il s’agit d’un virus vivant (zostavax).

Les vaccins vivants comme la fièvre jaune ne doivent pas être réalisés chez ces mêmes patients.
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