Dernière mise à jour : 07-03-2025
Le squelette de l’enfant grandit jusqu’à la fin de la puberté grâce aux cartilages de croissance aussi appelés cartilages de conjugaison ou physes. C’est autour des cartilages de croissance que l’on trouve la majorité des lésions d’OCMR chez l’enfant. Chez l’adulte, les cartilages de croissance sont soudés : ils ont été remplacés par de l’os. Les lésions d’ostéite de l’adulte prédominent donc à d’autres endroits du squelette (paroi thoracique antérieure par exemple). Ainsi, les localisations de la maladie diffèrent chez l’enfant et chez l’adulte.
Chez l’enfant, il faut toujours privilégier la réalisation d’examens qui n’exposent pas aux rayonnements ionisants tels que les rayons X (utilisés pour la radiographie et le scanner) et Gamma (utilisés pour la scintigraphie). C’est pourquoi, il faut privilégier l’IRM.
Néanmoins, l’IRM corps entier est un examen long qui dure au moins 20 à 45 minutes pendant lequel il faut rester allongé et ne pas bouger ; ce qui peut être difficile pour les enfants les plus jeunes. Ainsi, pour les plus jeunes (le plus souvent, moins de 5 ans), l’IRM peut être réalisée sous sédation par des équipes spécialisées en imagerie pédiatrique.
Les examens d’imagerie réalisés pour les enfants dans le cadre d’une suspicion d’OCMR/SAPHO doivent être analysés par des radiologues ayant une expertise en imagerie pédiatrique ostéoarticulaire.
Enfin, chez l’enfant, les examens d’imagerie peuvent être réalisés à un stade précoce d’évolution de l’OCMR/SAPHO. Dans ce cas, les signes d’imagerie sont peu spécifiques et l’orientation du diagnostic peut être plus difficile, mimant une atteinte infectieuse par exemple ; ce qui peut expliquer un recours à la biopsie osseuse ou un retard au diagnostic.
Pour les enfants, les examens d’imagerie doivent être réalisés et interprétés par des équipes spécialisées en imagerie pédiatrique ostéoarticulaire.