Dernière mise à jour : 07-03-2025
La génétique a incontestablement contribué à mieux comprendre les mécanismes des syndromes OCMR/SAPHO. Ces dix dernières années, plusieurs gènes impliqués dans des formes rares et monogéniques (liées à des mutations d’un seul gène) d’OCMR/SAPHO ont été identifiés, soit dans des modèles murins spontanés - les souris cmo (mutation du gène PSTPIP2) et souris Ali18 (mutation du gène FGR) - et proches de la maladie humaine, soit dans des formes humaines syndromiques comprenant une ostéite inflammatoire non-infectieuse associée à d’autres signes cliniques variés (formes décrites dans l’annexe 3).
Les modèles murins ont montré que la maladie était liée à une altération du système immunitaire inné représenté par différents types de globules blancs provenant de la moelle osseuse.
Toutes ces altérations de gènes ont un lien avec une mauvaise régulation de l’inflammation médiée par l’IL-1 (protéine pro-inflammatoire). Mais certains chercheurs pensent que les signes osseux ne seraient pas directement liés à l’excès de production d’IL-1 mais plutôt à l’activation des ostéoclastes (cellules responsables de la détersion osseuse normale) par d’autres mécanismes et de manière anormale.
Des équipes allemandes étudient actuellement le rôle d’une autre protéine, l’IL-10 dont la production après stimulation de cellules de patients in vitro semble très faible. Or cette protéine a des vertus anti-inflammatoires ; cela induirait un déséquilibre en faveur d’une inflammation excessive.
La recherche s’intéresse actuellement à des déséquilibres de sécrétion de protéines inflammatoires produites par des cellules de l’immunité appartenant au groupe des globules blancs, IL-1 et IL-10 ; il n’est pas exclu que d’autres pistes soient identifiées dans le futur.