Dernière mise à jour : 07-03-2025
Les principaux effets indésirables communs aux différents types de DMARDs (immunomodulateurs) sont les infections.
Les immunomodulateurs sont tous modérément immunosuppresseurs et exposent de ce fait les patients à une augmentation du risque d’infections banales locales ou loco-régionales (en particulier ORL et bronchiques, cutanées, voire urinaires).
Toute infection doit alerter le patient sous immunomodulateurs et faire consulter, au moindre doute, le médecin traitant.
En cas de biothérapie, il faut vérifier avant le début du traitement, l’absence de tuberculose chez le patient, du fait du risque de résurgence de cette infection, tout particulièrement sous anti-TNF. La combinaison entre médicaments immunosuppresseurs ou leur administration prolongée à forte dose peut affaiblir les défenses immunitaires au point d’être sensible à une infection grave systémique (c’est-à-dire généralisée) voire « opportuniste » (microbe non invasif chez un sujet au système immunitaire normal, mais qui devient dangereux en cas d’immunosuppression importante). Les infections graves imposent une hospitalisation urgente pour être traitées rapidement et surveillées.
Pour lutter contre le risque infectieux, les vaccinations doivent être vérifiées et complétées chez tous les patients soumis à ces traitements.
Les immunomodulateurs, avant tout les DMARDs conventionnels, ont tous une toxicité potentielle sur les cellules du sang (globules blancs et plaquettes, surtout) ; en pratique, celle-ci est très rare et concerne avant tout les DMARDs conventionnels ; sur le foie (augmentation des transaminases, c’est-à-dire ASAT et ALAT), les effets indésirables sont le plus souvent rares. C’est la raison pour laquelle le prescripteur surveille régulièrement la NFS (Numération Formule Sanguine ou hémogramme) et les transaminases.
Les autres effets indésirables sont rares et/ou spécifiques à des traitements particuliers.
De manière générale, les immunomodulateurs au long cours accroissent la susceptibilité des patients aux cancers de la peau (baso ou spino-cellulaires ; attention au soleil l’été), aux cancers du sang et des ganglions (lymphomes), aux cancers gynécologiques ou pulmonaires chez les sujets ayant des facteurs de risque.
Tous ces éléments imposent un suivi régulier par le médecin traitant.
Les immunomodulateurs exposent les patients aux infections, dont certains à la diminution des globules blancs ou plaquettes et/ou à l’augmentation des transaminases (irritation du foie) et à une augmentation du risque de certains cancers.