Dernière mise à jour : 07-03-2025
Non, bien entendu. Toute douleur n’est pas forcément une rechute de la maladie. Les douleurs osseuses doivent être analysées à l’interrogatoire et l’examen clinique et si besoin, à l'aide d’examens complémentaires (prise de sang, imagerie).
Lorsqu’elles sont clairement d’horaire inflammatoire (ce qui est déterminé par votre médecin référent pour l’OCMR/SAPHO), alors le déroulement logique est de rechercher à nouveau les causes de douleurs inflammatoires en vue de toujours écarter en premier lieu : infections et tumeurs. L’OCMR/SAPHO reste un diagnostic d’exclusion, même en cas de rechute. La biologie et l’imagerie aideront le clinicien à confirmer un diagnostic de rechute si besoin.
Si l’horaire des douleurs est mécanique (ce qui est déterminé par votre médecin référent pour l’OCMR/SAPHO), il faudra mener une enquête pour les comprendre : tractions tendineuses ou ligamentaires sur des zones osseuses modifiées par la maladie ? Séquelles de la maladie sans qu’il y ait de rechute inflammatoire ? Arthrose secondaire ? Effet du climat par la baisse de la barométrie ? Là encore, les examens complémentaires pourront parfois aider à poser le diagnostic.
En l’absence de cause organique, l’OCMR/SAPHO peut évoluer vers un tableau d'amplification de la douleur nécessitant le recours à diverses techniques de gestion de la douleur (cf. question 70 & annexe 9).
Une douleur osseuse dans l’évolution d’un OCMR/SAPHO n’est pas forcément signe de rechute ; voyez votre médecin référent, il saura faire la différence.