Dernière mise à jour : 07-03-2025
L’activité physique est recommandée pour tout individu, mais elle l’est encore plus lorsqu’on est atteint d’une maladie chronique qui entrave la mobilité comme l’OCMR/SAPHO.
Contrairement aux idées reçues, bouger permet de soulager les douleurs et de limiter les cicatrisations en mauvaise position (ankylose), de renforcer la masse musculaire et de corriger sa posture. Elle sert également à maintenir un poids de forme et ainsi éviter des complications cardiaques ou autres comorbidités. Elle libère des endorphines qui sont des hormones naturelles du corps humain ; bouger réduit les douleurs, le stress, l’anxiété et régule le sommeil. Il est recommandé de conserver au moins deux heures d’activité physique par semaine en comptant le ménage, le petit jardinage, marcher (selon ses possibilités), descendre un ou deux arrêts de bus avant le sien permet aussi de marcher un peu, se garer un peu plus loin que le lieu où on est attendu, prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur… autant d’exemples de la vie quotidienne auxquels on ne prête pas assez d’attention. Bien choisir ses activités peut être l’objet d’une consultation de kinésithérapie.
Quelques exemples d’activités « douces » : yoga, étirements, postures, renforcement musculaire, natation/balnéothérapie (hors poussées dermatologiques), vélo (cela peut être un vélo d’appartement), et bien entendu, la marche.
De manière générale, les activités qui déclenchent des douleurs (en dehors des courbatures) doivent être considérées comme des alertes sur l’intensité ou l’amplitude de l’effort, il faut donc les revoir à la baisse. Il n’y a pas de contre-indication sportive mais des adaptations peuvent être nécessaires, cela dépend de chacun.
Des réseaux sport-santé-bien-être ou des associations locales dédiées existent à travers notre territoire. Vous pouvez vous rapprocher de votre ARS (Agence Régionale de Santé) qui a pour mission de recenser et de mettre à disposition du public, les offres d’activité physique adaptée disponibles.
Renseignez-vous aussi sur le dispositif « sport sur ordonnance » (concerne toute personne ayant une maladie chronique ou une ALD afin d’améliorer son mode de vie et sa qualité de vie).
Pour en savoir +
Il n’y a pas de contre-indication à l’activité physique en cas d’OCMR/SAPHO sauf en cas de lésions vertébrales ou de complication spécifique à chaque patient. Cette activité physique doit être adaptée et non supprimée. La douleur déclenchée par une activité physique doit cependant être considérée comme une alerte.