Syndrome OCMR / Syndrome SAPHO (edition 2025) en 100 questions

Les 100 questions

3. 2. MIEUX COMPRENDRE COMMENT PRENDRE EN CHARGE UN SYNDROME OCMR/SAPHO - Quelles sont les stratégies du traitement médicamenteux ostéo-articulaire d’un OCMR/SAPHO ? 

42. Est-ce que l’atteinte cutanée a un impact sur le choix des traitements de 1ère ligne ? de 2ème ligne ?

Dernière mise à jour : 07-03-2025

Chaque sous-type d’atteinte cutanée a son traitement spécifique et devra être discuté au cas par cas en fonction de l’atteinte rhumatologique concomitante afin de trouver un traitement qui puisse être efficace sur toutes les atteintes en même temps.

Les AINS et les bisphosphonates sont inefficaces sur la peau.

  • Pour l’acné : l’isotrétinoïne est un bon médicament pour l’acné mais doit toujours être débutée à de très faibles doses (0,1 mg/kg) et, dans les formes ­nodulaires inflammatoires sévères, en même temps que de la cortisone en comprimés pour éviter des poussées inflammatoires de l’acné (acné fulminans). Des antibiotiques anti-inflammatoires comme la doxycycline et plus rarement l’azithromycine sont parfois utilisés. Ils devraient être prescrits sur de courtes périodes sous peine de modifier durablement le microbiote et le mycobiote avec peut-être un impact négatif sur la maladie.
    ATTENTION : pas de coprescription de l'isotrétinoïne avec la doxycycline.
    Les crèmes et solutions anti-acné standard (rétinoïdes, adapalène, péroxyde de benzoyl) peuvent parfois être utiles. Les anti-TNF alpha (infliximab, étanercept, adalimumab) peuvent être utilisés en 2ème ligne. Des essais sont en cours avec les anti-IL17. Le laser peut être utilisé pour traiter les cicatrices quand l’acné est guérie.
  • Pour la pustulose palmo-plantaire : les traitements comprennent des crèmes à base de cortisone, des crèmes à base de dérivés de la vitamine D et un mélange des deux, les anti-TNF alpha, les anti-IL17 (avec peut-être un bénéfice particulier des anti-IL17 A et F dans les pustuloses palmoplantaires) et les anti-IL36 (dans le psoriasis pustuleux généralisé). Toutes les biothérapies (dont les anti-TNF alpha, anti-IL17 et anti-IL36) sont administrables par voie sous­cutanée et parfois intra-veineuse. Les ­médicaments plus anciens comme l’acitrétine, le méthotrexate et la ciclosporine sont de moins en moins utilisés sauf l’acitrétine encore employée chez le jeune enfant et le garçon adolescent.

  • Pour le psoriasis en plaques : les traitements comprennent des crèmes à base de cortisone, des crèmes à base de dérivés de la vitamine D et un mélange des deux, le méthotrexate, les anti-TNF alpha, les anti-IL17, les anti-IL12/23 et les anti-IL23. Les médicaments plus anciens comme l’acitrétine, les UV et la ciclosporine sont de moins en moins utilisés, avec la même remarque sur l’acitrétine que dans le paragraphe précédent.

  • Pour l’hidradénite suppurée : les traitements comprennent les injections intra-lésionnelles de corticoïdes, la chirurgie d’exérèse des lésions nodulaires inflammatoires (incision des abcès, excision des nodules inflammatoires récurrents, ou chirurgie d’exérèse large des zones malades avec souvent cicatrisation dirigée), des antibiotiques (doxycycline, dalacine, rifampicine, quinolones avec les précautions d’usage), des anti-TNF alpha et des anti-IL17.

A RETENIR

Chaque type d’atteinte cutanée a un traitement spécifique ; certaines biothérapies pourraient être efficaces à la fois sur les atteinte osseuses et cutanées.

Précédent Haut de page Suivant