Dernière mise à jour : 07-03-2025
Les corticoïdes par voie générale peuvent être administrés en perfusions intraveineuses ou par la bouche pour contrôler une maladie très évolutive.Les principaux effets secondaires des corticoïdes apparaissent de manière variable selon les personnes, pour des doses supérieures à 0,2 mg/kg/j au long cours chez un enfant et à 7,5 mg/j sur des périodes prolongées chez l’adulte.
Ce sont :
Sous corticoïdes, les patients doivent être supplémentés en vitamine D et calcium ainsi qu’en potassium (sauf les enfants qui n’ont besoin qu’exceptionnellement d’apports en potassium). En revanche, les restrictions diététiques en sel chez l’adulte et en sucre rapides et lents chez les adultes et les enfants sont indispensables.
La corticothérapie par voie locale expose essentiellement à un risque de complication locale. Pour les infiltrations articulaires avec les dérivés fluorés, la diffusion dans certains cas du produit en dehors de l’articulation expose à un risque d’atrophie sous-cutanée. Ce risque peut être réduit en ayant recours à l’échographie pour guider le geste lorsque celui-ci s’avère techniquement délicat (infiltration des petites articulations).Pour les collyres cortisoniques, ils exposent à un risque de cataracte ou d’hypertonie oculaire voire de glaucome, d’autant plus grand si l’inflammation oculaire n’est pas bien contrôlée et si une corticothérapie générale est donnée de surcroît. Le risque de développer ces complications varie beaucoup d’une personne à une autre.Lorsque l’ophtalmologiste constate qu’il y a un tel risque chez son patient, il faut qu’il discute avec le rhumatologue de la possibilité de mieux contrôler l’inflammation oculaire tout en réduisant la corticothérapie. Il peut pour cela utiliser un traitement de fond par voie générale, comme le méthotrexate, ou comme certains traitements biologiques qui ont une activité à la fois sur l’arthrite et l’uvéite.
La corticothérapie est un traitement anti-inflammatoire puissant, mais ses effets secondaires sont nombreux et problématiques, particulièrement chez l’enfant en croissance ; il faut donc limiter l’usage prolongé d’une corticothérapie à fortes doses en ayant recours à d’autres thérapeutiques, en lien avec un médecin référent expert.