Dernière mise à jour : 07-03-2025
La diminution des doses ou de la fréquence d’administration des traitements de fond DMARDs/immunomodulateurs ou immunosuppresseurs peut être envisagée quand la situation clinique et biologique (disparition du syndrome inflammatoire) est totalement stabilisée sur une période de 1 à 2 ans selon les équipes.
Il n’y a pas de consensus à l’heure actuelle dans le cas d’une situation clinique stable associée à la persistance de lésions d’apparence active avec œdème en IRM ou IRM corps entier : doit-on maintenir le traitement ou peut-on l’alléger en ne tenant compte que de la normalisation clinique et biologique ? L’attitude actuelle chez l’enfant comme chez l’adulte en France est de ne tenir compte que de la clinique et de la biologie, hormis si un œdème est détecté au niveau d’une ou plusieurs vertèbres. En effet, le principal risque d’une inflammation osseuse au niveau vertébral serait la survenue d’une fracture. Une localisation vertébrale même non symptomatique doit donc conduire au minimum à une discussion entre experts pour décider d’un maintien ou d’une modification d’un traitement. Toute autre localisation semble peu à risque de complication.
L’allègement d’un traitement de fond doit être au minimum discuté avec le médecin référent dans les situations de rémission complète prolongée ; il revient au médecin responsable du traitement des patients d’en prendre la responsabilité.