Dernière mise à jour : 07-03-2025
Si les AINS sont insuffisants, deux traitements de fond principaux sont alors à envisager : les bisphosphonates (cf. questions 41 & question 55 à 59) et les anti-TNF alpha (cf. questions 41, question 48 & question 54).
D’autres traitements de fond comme certains DMARDs conventionnels (Disease Modifying Anti-Rheumatic Drugs) sont également utilisés, avec des preuves d’efficacité moins solides. On citera le méthotrexate, la sulfasalazine, la colchicine, l’interféron gamma…
D’autres biothérapies que les anti-TNF alpha ont aussi été tentées comme les anti-IL6, les anti-IL1, les anti-IL17, les anti-IL23 dans des cas réfractaires ; idem pour les DMARDs synthétiques ciblés comme les inhibiteurs de JAK, déjà employés dans le traitement des PR (Polyarthrite Rhumatoïde) et AJI (Arthrite Juvénile Idiopathique). Certaines stratégies thérapeutiques ne relèvent ni des DMARDs conventionnels ni biologiques ni synthétiques ciblés et ne sont pas évaluables à l’heure actuelle, comme l’oxygénothérapie hyperbare ou l’apremilast.
De la même manière, d’autres médicaments qui bloquent l’ostéoclastose (résorption du tissu osseux, dont le blocage est le mode d’action principal des bisphosphonates (cf. questions 55 à 59) ont été essayés : le denosumab, par exemple. Ce médicament n’est pas indiqué chez l’enfant.
L’OCMR/SAPHO étant une maladie rare, il y a peu/pas d’essai thérapeutique possible et aucun des médicaments de l’ensemble des différentes classes mentionnées dans la question 40, n’a d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) dans l’OCMR/SAPHO.
Les antibiotiques comme l’azithromycine ou la doxycyline, sont encore prescrits, en particulier lorsque les biopsies osseuses ont isolé un Cuti Bacterium Acnes (Propioni Bacterium Acnes) ; ils n’ont jamais modifié l’évolution de la maladie chez l’enfant. Ils ne sont plus proposés dans l’OCMR. Chez les adultes, la prescription d’azithromycine dans le SAPHO ne fait pas l’unanimité.
Le recours à la chirurgie obéit à des indications rares, davantage liées aux complications de la maladie comme certaines fractures pathologiques ou des considérations esthétiques en lien avec l’hyperostose parfois majeure ou une maladie de Verneuil invalidante.
En cas d’échec des traitements de 1ère ligne (traitements symptomatiques - cf. question 39), on s’appuie sur les traitements de 2ème ligne (traitements de fond), avec principalement les bisphosphonates et les anti-TNF.